Personigo, artiste globe-trotteuse et éco-responsable

Karine Faucher est une artiste globe-trotteuse qui a fondé la marque Personigo (personnalisation en espéranto).

Elle chine les meubles et les personnalise en utilisant des techiques de collage. Mais pas avec n’importe quel papier : du papier journal rapporté de ses voyages en Asie.

Sa démarche éco-responsable est pour elle aussi importante que l’aspect créatif. Elle évoque pour nous la genèse de Personigo, le sens de sa démarche ainsi que ce qui l’inspire.

Cécile de Matières & Shopping : Bonjour Karine, cela fait quelques mois que nous avons le plaisir de découvrir vos créations très originales. Pourriez-vous tout d’abord nous expliquer la genèse de Personigo ?

Karine Faucher de Personigo : Bonjour Cécile. Je me qualifie d’artiste-artisane et suis essentiellement autodidacte. Je manipule les meubles comme des œuvres d’art avec en plus une vision Eco-responsable.

Tout commence par l’amour, la sensibilité à certains matériaux, le bois, le papier, et le respect des créations du passé. J’ai toujours aimé chiner, trouver le meuble un peu désuet tapi dans un coin qui mérite une seconde vie. Mais c’est au cours de plusieurs voyages en Asie que j’ai trouvé l’inspiration pour sublimer ces meubles.

J’ai rapporté dans mes bagages de nombreux journaux offerts dans les avions. Et j’ai décidé de me lancer en août 2016. J’avais déjà un joli stock de créations chez moi et j’ai souhaité transformer mon loisir/passion en une activité professionnelle.

Comment vous est venue l’idée de récupérer tous ces journaux ?

Je me suis beaucoup rendue en Asie, au Japon, en Thaïlande, en Indonésie, au Sri Lanka. Comme les voyages étaient assez longs, je récupérais les journaux offerts à l’entrée des avions. Ces mélanges d’écritures m’ont immédiatement inspirée.

Et maintenant c’est devenu un véritable réflexe, je remplis mes valises de journaux des pays que je visite. Ma « journalthèque » est ainsi la mémoire de mes voyages !

Votre spécialité est la transformation de meubles en utilisant des techniques de collage. Comment vous y prenez-vous ?

Je pratique la technique du décoptach en utilisant du papier journal. Pour ceux et celles qui l’ignorent, le décopatch est une technique de décoration ou de redécoration d’objets sur lesquels sont collés des morceaux de feuilles à motifs très fines.

Lorsque je chine les meubles, j’imagine tout de suite de quelle manière je vais les personnaliser. J’aime l’idée de mélanger les caractères d’imprimerie de différentes origines. Ainsi, l’aspect graphique des caractères japonais s’associe parfaitement avec les rondeurs du thaïlandais. J’utilise aussi des images qui m’aident à glisser des messages plus personnels, sur l’actualité, les arts et la culture. Il m’arrive très souvent de récupérer des images dans des journaux et de glisser, dans mes créations, des messages plus personnels sur l’actualité, les arts et la culture.

Mes créations sont des pièces uniques, chacun de mes projets est un véritable défi, celui de plaire. Je peux aussi adapter mes techniques et mon sens créatif à un meuble de votre choix.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre démarche éco-responsable ?

J’adore sublimer le mobilier et lui donner une seconde vie. Ma démarche part d’une vraie sensibilité pour l’éco-responsabilité et l’« upcycling ». Je recycle le papier journal, sur du mobilier chiné uniquement. De plus, je n’utilise pas de décapant, uniquement ma ponceuse et des vernis lavables à l’eau.

Comment voyez-vous votre évolution artistique ?

Je souhaite véritablement contribuer au développement durable. Faire que l’art et l’utile soit accessible à tous.

Et pour diversifier mes activités et compléter mes techniques, je prépare actuellement un cap en tapisserie de sièges.

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